Rhythm is…

… Art ! Selon Laurie Frick, artiste américaine, tout est quantifiable ! Nos heures de sommeil, nos variations de poids, nos changements d’humeur, nos gestes quotidiens… Et si nous aussi, nous avons quelques T.O.C. (Troubles Obsessionnels Compulsifs) qui nous poussent à compter tout et n’importe quoi, Laurie Frick a décidé d’exploiter les siens et de mettre en scène les rythmes de son cerveau.

C’est en recueillant méthodiquement toutes ces informations sur un petit carnet, tel un encéphalogramme, que l’artiste prépare son travail. Laurie Frick « libère » alors tous ces chiffres en leur attribuant une forme, une couleur et un placement précis. C’est le début d’un véritable jeu de construction : découpes de bois, de cartons, de papiers, collages et assemblages minutieux… les étapes sont fastidieuses mais le résultat garanti !

Alors, qu’allez-vous compter demain ? Le nombre de pas effectués pour vous rendre à votre bureau ? Déjà fait, n’est-ce pas ?

Suivez l’activité de Laurie Frick sur sa page Facebook, et sur son site www.lauriefrick.com.

Ode au mouvement

Une superbe présentation des sculptures mouvantes de Bernard Reyboz, artiste cherchant inlassablement à exalter la matière pour ne conserver d’elle que sa pénétrabilité. Le mouvement est au-delà de la simple suggestion, il est maîtrisé au point d’apporter vie et poésie.

Né en 1951 à Lyon, Bernard Reyboz étudie aux Beaux-Arts de Besançon, puis en Arts Déco à Nice. Après une brève carrière dans l’illustration, pour la publicité, l’édition et le cinéma, il se consacre à son activité artistique. C’est en 1972, lors d’un voyage à Nice, qu’il découvre les plages de galets. Le thème du galet va alors prendre une ampleur considérable dans toute son oeuvre.

Plus d’infos sur www.reyboz.fr.

Des sculptures fascinantes

Dans l’art comme dans la vie, il y a toujours quelque chose qui vient bousculer nos pensées, nous pousse au questionnement. Les sculptures de Gehard Demetz en sont un exemple.
L’artiste découpe, polit et juxtapose de petites pièces de bois pour construire des enfants grandeur nature. Ses sculptures, à la fois troublantes et fascinantes, expriment la violence et la souffrance de souvenirs d’enfants. Allure militaire pour certains, regard larmoyant pour d’autres, la présence d’espaces vides semble, de toute évidence, correspondre aux blessures qui ne cicatriseront pas. Le message du sculpteur reste tout de même ambigu mais cela n’enlève rien à la beauté de son travail.

Plus d’infos sur www.geharddemetz.com.

L’art et le hasard

Shinichi Maruyama est né en 1968 à Nagano, au Japon. Entouré de montagnes magnifiques
Kusho. En japonais cela signifie « écrire dans le ciel », c’est également le nom queShinichi Maruyama a donné à sa série de photographies.
L’artiste projete en l’air de l’eau et de l’encre, et saisi le moment précis où les liquides rentrent en collision. Tout se joue à la milliseconde près, juste avant que les deux substances ne se fondent en un gris trouble.
Les images sont capturées en très haute résolution, et leur esthétique rappellent plus la peinture que la photographie.
Il s’agit bien entendu d’une prouesse technique -les images sont capturées à 1/7500e de secondes-, mais aussi d’un jeu avec le hasard.
Aucun moyen de découvrir le rendu final avant la fin de l’expérience, l’artiste immortalise un instantanée et laisse le champ libre à l’accident plastique.
Un véritable coup de coeur pour cette série incroyable, qui mêle esthétisme et poésie.

Shinichi Maruyama est né en 1968 à Nagano, au Japon. C’est en voulant immortaliser les magnifiques paysages montagneux qui entourent Nagano, qu’il découvre la photographie. La passion naît.
Sa démarche artistique, clairement influencée par la calligraphie, consiste à photographier des projections d’encre de chine et d’eau, plus précisément à figer le moment précis où les liquides entrent en collision, avant qu’il ne devienne un mélange sans intérêt. L’expérience, éphémère et palpitante, se transforme alors en sculpture à l’instant précis où l’image est capturée. Au-delà de la prouesse technique, les clichés de Shinichi Maruyama montrent que la beauté de son travail relève essentiellement d’un mouvement au résultat complètement incertain. Le hasard n’est-il pas ce que Shinichi Maruyama a voulu capturer ? Élégance et poésie à découvrir en images.

Plus d’informations sur www.shinichimaruyama.com

Patience, minutie et poésie

Née au Japon en 1970, Katsumi Hayakawa étudie au Nihon University College of Arts de Tokyo, et intègre ensuite la prestigieuse School of Visuel Arts de New York. Lumière sur l’artiste qui vit et travaille aujourd’hui à Tokyo :

C’est avec patience, minutie et poésie que l’artiste réalise ces époustouflantes sculptures de papier. Inspirée de la tradition japonaise des Origamis, Katsumi Hayakawa découpe et plie d’innombrables morceaux de papier avant de les assembler sur leur support pour en faire une composition tridimensionnelle. Si, au premier regard, ces sculptures peuvent nous évoquer des mosaïques abstraites, elles nous révèlent rapidement l’immensité d’un paysage urbain, aux ruelles serrées et au blocs d’habitations délicatement posés, travaillés et articulés. Les détails les plus insoupçonnables sont présents et apportent élégance et délicatesse aux compositions graphiques.

Malheureusement, le site de Katsumi Hayakawa n’indique aucune date d’exposition en France. Nous devons nous contenter d’admirer ses oeuvres sur la toile.

Dans la continuité, découvrez également les travaux tout aussi impressionnants de Jill Sylvia.